Hyères 2012 backstages
Fred Teglia, un faux air d’Elton John (dans sa période slim), un vrai flegme british (il est pourtant very frenchy), était aux manettes de la cabine coiffure. Dix looks à assurer en un seul défilé, une poignée de secondes entre chaque passage ? Même pas peur… enfin presque.
Le dimanche 29 avril, à 30 minutes du défilé, Fred Teglia garde le sourire malgré le marathon qui se terminera dans une heure à peine. Depuis quelques mois, le défilé du festival de mode le plus attendu de l’année s’organise sous la houlette de Maïda Gregory-Boina, la directrice artistique de l’événement. Les 10 finalistes sélectionnés, il a fallu imaginer les looks coiffure sans lesquels un défilé n’est qu’une pantomime. « Il y a toujours une vraie montée d’adrénaline propre au Festival d’Hyères. Cette année avec quelque 40 mannequins et seulement sept assistants, le challenge était vraiment difficile… Chaque créateur souhaite un look qui corresponde à son propre univers, nous faisons au mieux, en multipliant les essais techniques pour passer d’une coiffure à l’autre en quelques secondes. » Un, deux, trois, en trois jours le défilé présentant en un immense show les collections des 10 finalistes se répète trois fois au coeur des salins. L’ambiance est estivale. Il ne faut pas perdre le nord.
Notre coup de coeur : les tresses en épis de blé, inspirées du défilé Yohji Yamamoto où Fred Teglia oeuvrait aussi en cabine.
Jeunes gens aux cheveux gris, jeunes filles rangées aux longueurs folles, floutées en racine ou bouclées délavées… si la brillance est toujours au rendez-vous, la jeune création fait sa révolution.
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Jeunes gens aux cheveux gris, jeunes filles rangées aux longueurs folles, floutées en racine ou bouclées délavées… si la brillance est toujours au rendez-vous, la jeune création fait sa révolution.



